PRESENTATION DE L’ASSOCIATION

La Marseillaise de Graeme Allwright – Association créée le 11 Octobre 2005 déposée à la sous-préfecture de Sarlat en Dordogne parue au Journal Officiel – 137ème année n°47 le 19 novembre 2005

OBJET : Faire connaître,diffuser, médiatiser par tout moyen légal et dans tous les milieux sociaux culturels, éducatifs, le chant de paix, pacifiste et humaniste de Graeme Allwright et Sylvie Dien : La MARSEILLAISE.

ARGUMENTAIRES

« En 1792 à la suite de la déclaration de guerre du Roi d’Autriche, un officier français, Rouget de l’Isle, en poste à Strasbourg, compose « Le chant de Guerre pour l’armée du Rhin ».Je me suis toujours demandé comment les français peuvent continuer à chanter, comme chant National, un chant de guerre, avec des paroles belliqueuses, sanguinaires et racistes.En regardant à la télé des petits enfants obligés d’apprendre ces paroles épouvantables, j’ai été profondément peiné, et j’ai décidé d’essayer de faire une autre version de La Marseillaise.Le jour où les politiques décideront de changer les paroles de La Marseillaise, ce sera un grand jour pour la France. »

Graeme Allwright, octobre 2005.

Rentrée scolaire 2005, faisant suite à la circulaire de rentrée du 24 Août et en application de la loi Fillon, l’apprentissage de l’hymne national, la Marseillaise, est rendue obligatoire dans les écoles primaires. Mercredi 21 septembre 2005 avait lieu la journée internationale de la paix proclamée par l’ONU, « la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix ».

Alors que nos enfants jouent dans les cours nous leur tendons le drapeau souillé, l’étendard sanglant afin qu’ils scandent « qu’un sang impur abreuve nos sillons », « ces étrangers feraient-ils la loi dans nos foyers » ? Ceux là même qui « viennent dans nos campagnes égorger nos fils, nos compagnes ». Sans doute est-ce ainsi que M. Fillon pense « assimiler les populations étrangères sur le territoire national » ?

C’est une opinion que nous ne pouvons pas partager, l’idée même qu’existe un sang « pur » et « un autre, impur » est une véritable discrimination au sein de l’école de la République. Y aurait-il un « vrai et bon français » et les « autres » au sang impur ? Tous les enfants doivent-ils partager le même chant incantatoire et doivent-t-ils appartenir à la même communauté ? Doivent-ils tendre à l’unisson un « bras vengeur » afin de se sentir unis ? Oui, l’aurions-nous oublié ? Il s’agit bien d’un chant de guerre écrit en 1792 pour l’armée du Rhin. Voudrait-on nous faire croire qu’à l’aube d’un nouveau millénaire nous allons bâtir la paix avec un hymne qui a accompagné des milliers de soldats sur les champs de bataille. Haine, guerre, racisme, est-ce cela le fondement de la paix durable ?

Nous souhaitons pour nos enfants qu’ils s’épanouissent, jouent, rient aux éclats, soient de bons camarades, accueillent tous les autres enfants aussi différents soient-ils, qu’ils posent des questions, s’ouvrent au monde, le regardent, le respirent, l’aiment et le respectent. Ils auront ainsi autant de chance d’être de bons citoyens qu’en apprenant la Marseillaise inscrite sur le fronton de leur programme. Programme du parfait nationaliste, du bon français issu de la bonne école de l’Etat. « Allons enfants de la patrie » petits soldats, culottes courtes et blouses grises, la marseillaise en main, bonne conscience nationale, le moule est prêt. Il nous semble plus utile que nos enfants soient citoyens du monde.

Craignons un jour d’entendre « Maréchal nous (re)voilà », ne doutons plus de rien…

Jean-Marc Caron – Octobre 2005