AMERIQUE

ETAT-UNIS1
ETATS-UNIS (adopté comme hymne national en 1931)

La bannière parsemée d’étoiles

Oh, voyez-vous dans la première clarté de l’aube,
Celui que nous avions salué fièrement dans les dernières lueurs du crépuscule ?
Dont nous observions les larges bandes et les étoiles brillantes, lors des combats dangeureux,
Sur les remparts où elles flottaient avec bravoure ?
Et les éclairs rouges des fusées, les bombes déchirant l’air
Prouvaient à travers la nuit que notre drapeau était toujours là.
Oh oui, cette bannière parsemée d’étoiles flotte toujours
Sur la terre de la liberté et la patrie des braves.
Sur la berge, à peine entrevue à travers la brume épaisse,
Où la masse des ennemis hautains attend dans un odieux silence,
Qu’est-ce donc ce que la brise, en soufflant par intermittence,
Tantôt nous dissimule, tantôt nous révèle, sur la tour élevée ?
Maintenant il saisit les reflets des premières lueurs du matin,
Et brille désormais en flottant de toute sa gloire :
C’est la bannière parsemée d’étoiles ! Oh, puisse-t-elle flotter longtemps
Sur la terre de la liberté et la patrie des braves.
Et où est donc cette troupe qui jurait avec tant de vanité
Que les dégâts de la guerre et la confusion de la bataille
Ne nous laisseraient plus jamais ni foyer ni pays ?
Leur sang a effacé les traces de leur infectes enpreintes.
Aucun refuge ne peut sauver le mercenaire et l’esclave
De la terreur de la fuite ou de l’obscurité de la tombe :
Et la bannière parsemée d’étoiles flotte triomphante
Sur la terre de la liberté et la patrie des braves.
Oh ! que toujours les hommes libres se lèvent
Pour s’interposer entre leur cher foyer et la désolation de la guerre !
Béni par la victoire et la paix, puisse le pays sauvé par le ciel
Louer le Pouvoir qui a su créer et préserver notre nation.
Alors nous devrons vaincre car notre cause est juste,
Et que « En Dieu est notre espoir » soit notre devise.
Et la bannière parsemée d’étoiles flottera toujours
Sur la terre de la liberté et la patrie des braves.

AUTRE HYMNE PATRIOTIQUE QUI REMUE LES AMERICAINS
Gold Bless America

Dans les circonstances difficiles qui jalonnent leur histoire et ce fut le cas le 11 septembre 2001, les Américains aiment à se réunir pour chanter les hymnes patriotiques à la gloire de leur pays. Gold Bless America est l’un des plus populaires. Il ne s’agit plus de célébrer le drapeau, la guerre d’indépendance ou les soldats yankee, mais bien cette nouvelle terre promise qui a fait réver des générations d’émigrants.

Son compositeur s’appelle Irving Berlin. Né à Tioumen, en Sibérie, en 1888, il meurt à New York en 1989. Immigrant russe juif fuyant les pogroms, il arriva aux Etats-Unis avec ses parents à l’âge de cinq ans. La première version de Gold Bless America fut écrite pendant l’été 1918, alors que les soldats américains tombaient par milliers en France, dans les tranchées de la Somme et de Champagne.

En 1938, alors que de nouvelles menaces de guerre assombrissent l’Europe, Irving Berlin reprend la partition écrite vingt ans plus tôt et en change quelques vers. La chanson est diffusée à la radio et le succès populaire est immédiat. Il ne se démentira jamais.

GOLD BLESS AMERICA
Gold bless America, land that I love.
Stand beside her and guide her
Throught the night with the light from above.
From the mountains to the prairies to the oceans white with foam
God bless America, my home sweet home. (bis)
From the mountains to the prairies to the oceans white with foam
God bless America, my home sweet home.(bis)

DIEU BENISSE L’AMERIQUE
Dieu bénisse l’Amérique, le pays que j’aime.
Reste à ses côtés et guide là
A travers la lumière qui vient d’en haut.
Des montagnes aux prairies, aux océans blancs d’écume,
Dieu bénisse l’Amérique, mon foyer, mon doux foyer. (bis)
Des montagnes aux prairies, aux océans blancs d’écume,
Dieu bénisse l’Amérique, mon foyer, mon doux foyer.(bis)

CANADA (adopté comme hymne national en 1980)
Ô Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux ! […]
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d’une race fière ;
Béni fut son berceau,
Le Ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par Sa lumière,
Il gardera l’honneur de Son drapeau. […]
Ennemi de la tyrannie,
Mais plein de loyauté,
Il veut garder dans l’harmonie
Sa fière liberté (extrait)

HAÏTI (adopté comme hymne national en 1919)
« La Dessalinienne. »

Pour les aïeux, pour la patrie,
Bêchons joyeux, bêchons joyeux,
Quand le champ fructifie
L’âme se fortifie.
Pour le pays et pour nos pères,
Formons des fils, formons des fils,
Libres, forts et prospères.
Toujours, nous serons frères. (extrait)

ARGENTINE (adopté comme hymne national en 1813)
Ecoutez, mortels, le cri sacré : Liberté, liberté, liberté ! Ecoutez le bruit des chaînes brisées : Voyez sur son trône la noble égalité. (extrait)

CHILI (adopté comme hymne national en 1941)
Pur Chili est ton ciel bleu azur,
Des brises pures te balayent aussi,
Et tes champs bordés de fleurs
Sont l’heureuse copie de l’Eden.
Majestueuse est la blanche montagne
Que le Seigneur t’a donnée comme bastion,
Et cette mer qui te baigne tranquillement
Te promet un avenir radieux.
Tu seras soit la tombe des hommes libres
Soit le refuge contre l’oppression.

NICARAGUA (adopté comme hymne national en 1939)
Salut à toi Nicaragua, ton sol
Ne retentit plus de la voix du canon,
Ne se teinte plus du sang de nos frères.
Ta glorieuse bannière bicolore
Fait resplendir la paix dans ton ciel.
Rien ne ternit ta gloire immortelle
Car le travail est ton digne laurier
Et l’honneur ton insigne triomphe.

SAINTE-LUCIE (adopté comme hymne national en 1967 puis en 1979)
Fils et filles de Sainte-Lucie,
Aimez la terre qui nous a donné naissance,
Terre de plages, de collines et de vallées,
Plus belle île sur toute la terre.
Où que vous puissiez errer,
Aimez, ô aimez, votre île foyer.
Fini le temps où les nations se battaient
Pour cette Hélène de l’Ouest,
Fini les jours où les conflits et la discorde
Assombrissaient le labeur et le repos de ses enfants.
L’aube enfin d’un jour meilleur
Tend vers un nouveau chemin plein de joie.
Puisse le Bon Seigneur bénir notre île,
Garder ses enfants du malheur et de la douleur !
Puisse notre peuple vivre uni,
Fort dans son âme et fort dans ses bras !
Que justice, vérité et charité
Soient nos idéaux pour toujours !

REPUBLIQUE DE CUBA (adopté comme hymne national en 1940)
Ne craignez pas une mort glorieuse,
Car mourir par la patrie c’est vivre.
Vivre dans les chaînes, c’est vivre
Soumis à l’opprobre et à l’affront ;
Ecoutez le son du clairon ;
Aux armes, ô vaillants !