Conclusions

Luc BERILLE, secrétaire général du SE-Unsa dénonce pour sa part une décision « idéologique et non pédagogique » qu’il compare à la récente loi sur la « présentation positive du colonialisme ». Selon lui, on est dans un exercice de perroquets consistant à répéter des mots incompréhensibles si on ne les mets pas dans un contexte historique ».

L’enseignement de l’hymne est obligatoire dans plusieurs pays européens, la Grèce, la Russie, la Turquie, la Serbie, l’Autriche, la Pologne.

Par contre, en Espagne, ce type d’enseignement a été supprimé car il évoquait la dictature.

Censé exprimer l’identité du pays, l’hymne doit-il épouser les valeurs de l’époque ou symboliser son patrimoine ? Faut-il l’adapter ou le conserver pieusement comme un monument historique ?

Certains états ont tranché :

En Afrique du sud, en 1994, un nouvel hymne a scellé la fin de l’apartheid. L’Allemagne n’a cessé de réécrire son « credo » sans changer de mélodie (Haydn)- le Rwanda, en 2001, a ôté de son hymne toute référence ethnique. En Russie, le Président Poutine a établi l’ancien hymne soviétique en en réformant le texte. Tout le problème est là : encore faut-il avoir envie de chanter ensemble. Ainsi l’Europe, qui a adopté l’Ode à la joie de Beethoven, se cherche-t-elle toujours des paroles communes…

(propos relevés dans « le Canard Enchaîné » du 02/09/2005)