LE BEAU DUNOIS

Peu après son coup d’état du 2 décembre 1851, le prince président Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III, interdit La Marseillaise et tente d’imposer « Partant pour la Syrie », quelquefois appelé Le Beau Dunois, comme hymne national. La musique a sans doute été écrite vers 1807 au château de Malmaison par la reine Hortense de Beauharnais, sa propre mère. Le chant est systématiquement interprété en présence de l’empereur ou de sa famille, lors des cérémonies officielles.

Partant pour la Syrie,
Le jeune et beau Dunois
Venait prier Marie
De bénir ses exploits.
Faites, Reine immortelle,
Lui dit-il en partant,
Que j’aime la plus belle (bis)
Et sois le plus brillant. (bis)

Il écrit sur la pierre
Le serment de l’honneur
Et va suivre à la guerre
Le comte, son seigneur.
Au noble voeu fidèle,
Il dit en combattant :
Amour à la plus belle (bis)
Honneur au plus vaillant. (bis)

On te doit la victoire
Vraiment ! dit le seigneur,
Puisque tu fais ma gloire
Je ferai ton bonheur !
De ma fille Isabelle,
Sois l’époux à l’instant,
Car elle est la plus belle (bis)
Et toi le plus vaillant. (bis)

A l’autel de Marie,
Ils contractent tous deux
Cette union chérie
Qui seule rend heureux.
Chacun dans la chapelle
Disait en les voyant :
Amour à la plus belle (bis)
Honneur au plus vaillant. (bis)